Gnu/Linux, Trucs et astuces

Une partition involontairement formatée, Testdisk peut vous sauver !

terminal

Que de mésaventures… Je souhaitais initialement installer windows 7 sur une partition de mon disque dur, l’objectif étant de récupérer l’exécutable HP de QuickWeb et l’installer. Pour ceux qui ne connaissent pas, QuickWeb est un OS que propose (ou proposait?) HP sur ses netbooks ces trois dernières années. Un OS? plus précisément un IOS en faite (comprenez instant operating system), 2/3secondes au boot et un accès direct au web et à son bureau. Je voulais tester parce que l’ergonomie me plaît beaucoup, pour ce que j’en ai vu.

Me voilà donc à installer windows 7 en live USB grâce à Multisystem. Simple, Rapide, Efficace. J’ai une préférence pour unetbootin, mais ce dernier échoue à rendre windows exécutable depuis la clé…

L’installation de windows 7 fini, je m’engage directement dans la démarche d’installer QuickWeb : erreur, je ne peux avoir une partition HP_TOOLS sur mon disque dur. Je comprend pas vraiment, un DD étant limité à 4 partitions, j’avais pris soin il y a un moment déjà d’avoir mes diverses distributions GNU/Linux sur une unique partition étendue, une partition primaire en NTFS (forcement), ainsi que de l’espace libre, à hauteur d’environ 10Go. Je regarde alors l’état de mes partitions depuis windows : là est le début du drame!

Ma partition ntfs qui n’a pas bougé, mon espace libre toujours présent, et une partition étendue qui n’a pas bougé non plus si ce n’est que tout son espace est disponible! … Sueurs froides…

Reboot avec un ubuntu en live usb pour lancer gparted, ce dernier m’indique le même résultat, je n’ai aucune donnée sur la partition, l’espace est entièrement libre…
Ayant zappé de faire une sauvegarde de mes cours (je suis étudiant) sur mon serveur owncloud, me voilà très embêté pour travailler…

Avec sang froid, je regarde sur le net d’éventuelles solutions et je tombe sur un outil qui nous est présenté de toute part comme formidable : TestDisk.
Petite présentation, TestDisk est un logiciel en ligne de commande multiplateforme qui permet de “fouiller” en profondeur le disque dur, pour retrouver les traces de ses anciennes partitions, qu’elles soient en ntfs, ext2, 3 ou 4, et visiblement même des partitions de … XBox. Bien que l’outil est en ligne de commande, il n’en reste pas moins simple d’utilisation, 4touches servent tout au plus, en plus des flèches directionnelles. Après 2h de travail de TestDisk, ce dernier indique qu’il est capable de restaurer une dizaine de partition… (y en a qui date de mathusalem, je suis très surpris de la puissance du logiciel). Comment Donc savoir laquelle je dois restaurer?
Et bien TestDisk est très complet, en plus de me proposer autant de partition à restaurer, il me propose de naviguer dans les dossiers de celles-çi pour éventuellement ne copier que des fichiers à restaurer (sur clé usb par exemple). Dès que j’ai retrouvé les traces de mes cours, je savais alors que j’avais à faire à la bonne partition. Je lance la récupération : 2secondes. 2secondes est le temps qu’il m’a fallu pour recouvrer 80Go de mon disque dur, je vous avoue que je n’y croyais vraiment qu’à moitié.

Reboot de la machine et cette fois sans le live usb. Écran noir, grub n’a visiblement rien à lancer, pas même windows, alors que j’avais pris soin de faire un petit boot-repair avant d’éteindre.
Reboot de la machine avec le live usb, je me rends compte dans le gestionnaire de fichier que j’ai un système de fichier de monté.

Surprise! l’intégralité des fichiers de mon compte utilisateur est là, sous mes, yeux. J’ouvre un pdf et un fichier .odt, tout est parfaitement niquel. Je m’aperçois via des tutos que m’a bêtise à été de m’arrêter à la restauration de la partition, tandis qu’il faut réparer le secteur de boot de cette même partition juste ensuite.

Quoiqu’il en soit, TestDisk est un outil qui peut sauver la vie. Peut-être qu’il est connu, mais il mérite que l’on en parle encore. Ainsi, je pense le lancer sur tous mes vieux disques durs qui traînent (tombé en rab à un moment ou un autre), pour retrouver des mines d’or.

Si je devais conclure, j’ajouterai que j’ai abandonné l’idée initiale d’installer QuickWeb. Allergique à la base à Windows, voir que ce dernier peut me foutre mon dd en l’air (et c’est pas faute d’avoir fait attention aux manipulations), ça me fait gerber. Au final, moi qui rêvait de franchir le pas avec archlinux, j’ai décidé de télécharger l’iso d’archbang (je tourne sur crunchbang depuis 18mois) afin de commencer arch avec des repères. Un petit coup de Torrent sur mon android, je récupère l’iso et décide par la même occasion de tester DriveDroid, logiciel qui semble t-il permet de booter un iso en live usb directement depuis android relié par câble. Installation terminé, je transfère mes fichiers récupérés, et me voilà désormais “archer”.

3 Comments

  1. Quand j’était en activité je m’en servais beaucoup , trés bon logiciel puissant surtout

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